#MeatFreeWeek : l’expatriation change-t-elle notre alimentation ?

alimentation et expatriation

J’ai comme une envie de philosopher en ce début de semaine… L’expatriation change-t-elle notre alimentation ? Vous avez deux heures. Plus sérieusement, cela fait déjà quelques temps que je me pose la question, et grâce à la #MeatFreeWeek, la semaine sans viande en Angleterre, j’ai pu creuser un peu plus le sujet et me dire qu’il y avait matière à écrire un article. Ai-je modifié ma manière de manger depuis que je suis à Londres ? Mon alimentation a-t-elle évolué ? En bien, ou en mal ?

La semaine dernière, c’était la Meat Free Week, une semaine durant laquelle on ne mange pas de viande pour essayer de réveiller les consciences, faire réagir les gens, sauver l’environnement, tester le mode de vie végétarien… À vous de choisir. C’est en découvrant le principe mardi dernier que j’ai réalisé que je suivais déjà le mouvement depuis quelques jours. Du coup, pourquoi ne pas continuer et tenter d’aller jusqu’au bout ?

Il faut savoir que j’aime beaucoup la viande. Mais genre, beaucoup. Je ne sais pas si on peut me qualifier de carnivore (c’est un peu brutal comme terme), mais je ne refuse jamais une côte de boeuf, un steak hâché, un magret de canard ou du poulet grillé. Moeurs familiales ou non, j’ai donc l’habitude de manger pas mal de viande. Sauf depuis que je me suis expatriée à Londres, au point que je suis quasiment devenue végétarienne. La raison de ce changement est simple : l’argent. Forcément, si tu veux faire des économies à Londres, tu peux commencer par la viande qui est (un peu comme tout) chère.

  • S’expatrier, c’est manger en essayant d’économiser

C’est un fait établi, la vie à Londres coûte cher. On te l’a tellement répété qu’au moment de faire tes courses, tu n’essaies même plus de comparer les prix anglais et français, et tu te dis forcément que tout coûte plus cher. Et malheureusement, pour de nombreux produits, c’est vrai. 10£ le kilo pour du boeuf hâché, c’est 14€ le kilo. Donc on se rabat sur les oeufs.

Certains me diront que je devrais profiter des promotions, vu que les Anglais adorent les packs façon « 6£ les deux packs de saucisses », mais ce n’est pas simple d’acheter autant de viande quand on cuisine pour une seule personne et qu’on n’a pas envie de tout congeler. Quand j’achète de la viande, je finis souvent par me faire des plats pour trois jours…

Mais rassurez-vous, ça ne veut pas non plus dire que je ne mange que des pâtes et des patates pour sauver mon budget sorties ! (Papa, maman, votre fille se nourrit bien, pas de panique)

Meat Free Week
Londres côté légumes…
  • S’expatrier, c’est manger local

En emménageant, mes colocataires m’ont appris qu’à 200m de chez nous, il y avait un marché tous les jours de la semaine. J’étais assez sceptique sur le fait de pouvoir économiser en faisant mes courses au marché, et pourtant. Ici, les vendeurs ne proposent pas leurs fruits et légumes au poids, mais au bol (que dis-je, au saladier). Un énorme saladier de carottes ? 1£. Un saladier de tomates cerises ? 1£ aussi darling. Trois brocolis ? 1£. Deux barquettes de myrtilles fraiches ? 1,50£. À moi les anti-oxydants à gogo. Impossible de faire mieux en supermarché.

C’est donc tout naturellement que mes habitudes alimentaires ont évolué jusqu’à flirter avec le végétarisme. Et puis, c’est presque une évidence à Londres, vu le nombre d’enseignes spécialisées dans le veggie, vegan et compagnie. Les poêlées de légumes colorés sont donc devenues mon quotidien et ce n’est pas plus mal ! Cette fameuse semaine sans viande fut donc l’occasion pour moi d’aller encore plus loin dans ce nouveau mode d’alimentation et de tester de nouvelles recettes, de remplacer mes pâtes par du quinoa, etc. J’ai même découvert les « spicy beans burgers » de Sainsbury’s, des steaks de haricots épicés (et surgelés) qui sont dé-li-cieux !

  • S’expatrier, c’est tester 

Mais je dois bien l’avouer, si j’essaie d’économiser sur mes courses en semaine, c’est parce qu’à côté de ça, j’adore tester les restaurants londoniens ou la street food. Économiser pendant la semaine et manger des légumes à foison, ça me permet donc de me lâcher un peu plus lors de mes sorties (et d’avoir mon apport en viande). Tout est une question d’équilibre, n’est-ce pas ?

C’est d’ailleurs à cause (ou grâce ?) à ces petits plaisirs du week-end que j’ai brisé ma semaine sans viande. Après 5 jours à m’y tenir, du dimanche soir au vendredi midi, j’ai finalement craqué lorsque je suis allée manger à Dishoom (un restaurant indien) avec une amie. Même s’il y a de nombreuses options pour les végétariens (comme dans tous les restaurants londoniens), je ne pouvais pas passer à côté de leurs plats à base d’agneau, un de mes péchés mignons…

Londres côté burgers...
Londres côté burgers…

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Cette semaine m’aura donc confirmé que oui, l’expatriation change nos habitudes alimentaires, que ce soit parce qu’on a du mal à trouver les produits qu’on mangeait jusqu’ici, parce qu’on teste de nouvelles choses ou parce qu’on essaie de faire des économies. Et encore, je n’habite qu’à Londres, donc le changement n’est pas drastique, mais je serai curieuse de savoir si des expatriés plus lointains ont eu la même réflexion que moi.

Vous avez des anecdotes à raconter sur ce sujet ?

P.S : J’en profite pour vous montrer (de loin) une des mes photos Instagram, publiée dans le magazine Time Out Londres de la semaine dernière, sur le thème des marchés  et de la street food. Comme quoi, prendre sa bouffe en photo ce n’est pas si bête…

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