Le rendez-vous au job center, ou ma folle épopée à Whitechapel

© The Guardian(Merci à © The Guardian pour cette belle illu)

 

Cet article, je pensais l’écrire lundi soir, après avoir eu mon rendez-vous au job center de Whitechapel, pour vous raconter à quel point c’était stressant mais finalement rapide à faire. La blague. Parce que forcément, rien n’est jamais simple dans l’administration (anglaise et française hein) !

Si tu as lu ma to do list des démarches à faire à Londres, alors tu sais que pour y travailler, il faut le NIN, soit National Insurance Number. Et pour cela, il faut appeler un certain numéro une fois arrivé en UK (et n’essaie pas avec ton goodybag Giffgaff, il te fait de l’airtime credit, soit du rab d’argent à utiliser comme bon te semble, comme appeler l’étranger ou des numéros payants), donner quelques informations et bien noter tout ce qu’on te dit (comme ton numéro de référence) et la date et lieu de ton rendez-vous, qui se fera dans le job center (tiens, d’ailleurs eux ils écrivent job centre…) près de chez toi. Et c’est en te rendant à ce rendez-vous que la demande de NIN sera enclenchée. Dans mon cas, j’avais aussi 7 petits jours pour transmettre le formulaire U2 donné par le Pôle Emploi français afin de faire suivre mes droits et allocations.

C’est bon, jusque là, tu suis ? Accroche-toi. Car dès l’appel au numéro payant, j’ai compris que ça n’allait pas être simple. On me propose d’abord un rendez-vous à Camden, dans l’heure suivante. j’accepte, un peu paniquée à l’idée que les autres créneaux libres soient dans 10 jours. Mais finalement je rappelle dix minutes plus tard, car je n’ai aucune preuve d’adresse sous la main (j’avais lu qu’il fallait un passeport et une preuve d’adresse en UK pour demander son NIN). On me propose alors un rendez-vous un dimanche, et le temps que j’hésite (quoi ? Ils travaillent le dimanche ? Fou.) on m’explique que la place a été prise. Ah ok, pire que les soldes en fait. Le troisième rendez-vous sera le bon… au job center de Whitechapel.

C’est cool, c’est juste À L’OPPOSÉ de là où je vis !

Beau temps à Londres

Bref, le jour J, je me rends à Whitechapel en me disant qu’au moins, je découvrirai le fameux quartier dans lequel on m’a conseillé de ne pas habiter. Et effectivement, c’est le mélange des cultures ! Mais beaucoup trop bruyant/peuplé pour moi (ouuuh la banlieusarde). J’arrive ensuite au job center – avec 30 minutes d’avance, on est jamais trop prudent, qui est bizarrement… quasi vide. Je comprends par la suite, en voyant l’endroit se remplir, que c’était la pause dèj, et que les rendez-vous ne commencent que dans une demi-heure.

Bon, là je vais accélérer mon récit pour vous dire que le rendez-vous s’est très bien passé et fut relativement rapide, et surtout : je n’ai pas eu besoin de donner de preuves de mon adresse ! C’était bien la peine que je me stresse pour ça. MAIS (et oui, sinon ça serait trop simple), on m’annonce que le fameux formulaire U2, il faut que je le donne au job center près de chez moi. 

Oh, ça alors… il y en a un 5 minutes à pied de là où je vis ! (Là je maudis le call center qui donne des rendez-vous certes, le plus tôt possible, mais pas franchement à proximité)

Beau temps à Londres

Le lendemain, je vais donc à l’ouverture de « mon » job center, où on me dit que oui oui, c’est bien ici qu’il faut le donner, mais qu’il faut prendre rendez-vous. Heureusement, il y a un créneau de libre le lendemain matin, dernier jour durant lequel je peux légalement donner mon formulaire. C’ÉTAIT CHAUD les amis. Hier matin, je suis donc retournée là-bas (c’est devenu mon sport du matin, hop hop, petite marche au job center), pour finaliser tout ça. 20 minutes durant lesquelles on m’explique bien que tout ça sera envoyé à un organisme indépendant, qui parlera ai Pôle Emploi de France, et qu’ils règleront ça entre eux, mais que mon job center n’y sera pour rien. (Moi j’entendais surtout : « t’auras jamais de souuuus ») et que je dois fournir des preuves que je cherche bien du travail, notamment en faisant régulièrement des entretiens de suivi, le prochain étant… le 31 décembre.

Quelle belle manière de finir l’année.

N’empêche, ça motive drôlement à trouver du travail pour pouvoir les lâcher ! Et surtout, je peux rayer un truc de ma to do list ! Ne reste qu’à trouver une chambre à louer et à ouvrir un compte en banque. Ahem.

(Les photos d’illu qui n’ont rien à voir, c’est juste pour vous montrer qu’il peut faire beau à Londres !)

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